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En paroles et en poèmes

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Here we come, right back where we started from…

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California~Phantom Planet

We’ve been on the run
Driving in the sun
Looking out for #1
California here we come
Right back where we started from

Hustlers grab your guns
Your shadow weighs a ton
Driving down the 101
California here we come
Right back where we started from

California!
Here we come!

On the stereo
Listen as we go
Nothing’s gonna stop me now
California here we come
Right back where we started from
Pedal to the floor
Thinkin’ of the roar
Gotta get us to the show
California here we come
Right back where we started from

California!
Here we come!

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~On y oublie le mal que les gens nous font ~dans ma maison~

S3600033(si les chats pouvaient parler…)

(en réponse aux interrogations, ceci n’est pas une image téléchargée,
c’est bien Papyrus sur le rebord de la fenêtre de ma chambre chez mes parents!)

 

Ma maison ~Emily Loizeau

Venez dans ma maison
Elle est belle, elle a
Tant de floraisons
Qu’on y oublie le mal
Que les gens nous font
Dans ma maison

Venez dans ma maison
Venez prendre le large
Manger l’horizon
Toucher le ciel

Venez dans ma maison
N’ayez pas peur
J’ai mis dans ma maison
Votre âme sœur

Venez dans ma maison
On y oublie le mal
Que les gens nous font
Dans ma maison

Dans ma maison
Dans ma maison
Dans ma maison

 

Hier soir, concert de Emily Loizeau avec E.

Nous ne le connaissions pas, j’avoue avoir vaguement entendu « L’autre bout du monde », mais cette fois, son album est beaucoup plus rythmé, peut être parce que, comme elle l’expliquait, elle n’écoutait pas assez la colère monter en elle.

E E

(Les photos viennent du site Le Cargö, car on nous contrôlait à l’entrée, les appareils photos étant interdits)

 

Edit du 24 Juin:

« Au secours des Chats Noirs (info: http://www.unamourdechat.com)

Y aurait-il une recrudescence des superstitions concernant les chats noirs ? Plusieurs sites Internet lancent des appels en leur faveur, rappelant qu’ils sont victimes d’un ostracisme ne reposant sur rien, mais qui depuis des siècles les poursuit sans relâche.

Les refuges sont pleins de jolis chats noirs de tous âges qui ne trouvent aucune famille d’accueil, la couleur de leur robe suffisant à détourner d’éventuels adoptants. Au point que le refuge de Nangis par exemple ouvre une rubrique « adopter un chat noir » sur son site afin de renverser la vapeur ou tout au moins d’attirer l’attention sur le destin contraire des blackies. Sur le site Internet « La Maison des Animaux », de nombreuses pages sont consacrées au bonheur de partager la vie d’un félin noir. On y fait remarquer que l’humain considère en général le noir comme une couleur chic : voiture noire, robe noire ont un certain prestige, mais les chats noirs restent désespérément dans les refuges…

Le problème n’est pas purement français puisqu’il existe en Italie une journée des chats noirs, pour lutter contre leur massacre et rétablir leur dignité. L’édit du pape Grégoire faisant du chat noir un instrument du démon, a beau avoir été publié en 1232, il fait encore des ravages.

Il est temps d’imiter désormais les britanniques pour lesquels un chat noir, c’est un porte bonheur. Ce n’est pas le dernier (très) gros gagnant de l’Euromillions qui dira le contraire : l’Espagnol qui a gagné récemment 126 millions d’euros a validé son jeu dans un bureau à l’enseigne du Chat Noir…« 

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Dans le Café de la jeunesse perdue…

Dans le café de la jeunesse perdue est un livre de Patrick Modiano qui est sortit en Octobre 2007. le titre m’avait déjà tapé dans l’œil, j’ai attendu fin 2008 pour le voir apparaitre en format poche, et je me suis jetée dessus.
Après un petit tour rapide dans les mains de Fefa, je vous livre quelques extraits de ce roman à la nostalgie brute.

 

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Dans le café de la jeunesse perdue ~ Patrick Modiano

« A la moitié du chemin de la vraie vie, nous étions environnés d’une sombre mélancolie,
qu’ont exprimée tant de mots railleurs et tristes, dans le café de la jeunesse perdue »
Guy Debord


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J’ai toujours cru que certains endroits sont des aimants et que vous êtes attiré vers eux si vous marchez
dans les parages.
Et cela de manière imperceptible, sans même vous en douter. Il suffit d’une rue en pente, d’un trottoir ensoleillé, ou bien d’un trottoir à l’ombre. Ou bien d’une averse.
Et cela vous amène là, au point précis où vous deviez échouer.Il me semble que Le Condé, par son emplacement, avait ce pouvoir magnétique et que si l’on faisait un calcul de probabilité
le résultat l’aurait confirmé: Dans un périmètre assez étendu, il était inévitable de dériver vers lui.

*

Au fond, Bowing cherchait à sauver de l’oubli les papillons qui tournent quelques instants autour d’une lampe.
Il était hanté par ce qu’il appellait « Les points fixes ».
Dans ce flot inintérrompu de femmes, d’hommes, d’enfants, de chiens, qui passent et qui finissent par se perdre au long des rues, on aimerait retenir un visage de temps en temps.
Oui, selon Bowing, il fallait au milieu du maelström des grandes villes trouver quelques points fixes.

*

On essaye de créer des liens… rencontres dans une rue, dans une station de métro à l’heure de pointe. On devrait s’attacher l’un à l’autre par des menottes à ce moment là.
Quel lien résisterait à ce flot qui vous emporte et vous fait dériver?

*

J’avais oublié le cinéma au coin de l’avenue. Il s’appelait le Mexico et ce n’est pas un hasard si il portait un tel nom. cela vous donnait des envies de voyages, de fugues ou de fuites… J’avais oublié aussi le silence
et le calme de l’avenue Rachel qui mène au cimetière, mais l’on n’y pense pas au cimetière, on se dit que tout au fond, on débouchera sur la campagne, et même avec un peu de chance sur une promenade en bord de mer.

*

Encore aujourd’hui, il m’arrive d’entendre, le soir, une voix qui m’appelle par mon prénom, dans la rue. Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite : la voix de Louki.
Je me retourne, mais il n’y a personne. Pas seulement le soir,  mais au creux de ces après-midi d’été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes.
Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres. L’Eternel Retour.

*

Une affiche était collée au tronc de l’un des grands arbres […]. « Cet arbre est dangeureux. Il va être abattu prochainement. Il sera remplaxcé dès cet hiver ».
Pendant quelques instants, j’ai cru que je faisait un mauvais rêves. Je demeurais là, pétrifié, à lire et à relire cet arrêt de mort. Un passant est venu me dire »Vous vous sentez mal monsieur? »,
puis il s’est éloigné, sans doute déçu par mon regarde fixe.
Dans ce monde où j’avais de plus en plus l’impression d’être un survivant, on décapitait aussi les arbres…
J’ai poursuivit ma marche en essayant de penser à autre chose, mais c’était dificile. Je ne pouvais pas oublier cette affiche et cet arbre condamné à mort.

*

On dit tant de choses… Et puis les gens disparaissent un jour et on s’aperçoit qu’on ne savait rien d’eux, même pas leur véritable identité.

*

C’était juste avant la station de métro Eglise-d’Auteuil. Pourquoi à cet endroit? Je n’en sais rien et cela n’a aucune importance. Je suis resté un moment immobile et je lui ai serré le bras.
Nous étions là, ensemble, à la même place, de toute éternité, et notre promenade à traver Auteuil, nous l’avions déjà faite au cours de mille et mille autres vies.

*

A partir de cet instant là, il y’a eu une abscence dans ma vie, un blanc qui ne me causait pas simplement une sensation de vide, mais que je ne pouvais ps soutenir du regard.
Tout ce blanc m’éblouissait d’une lumière vive, irradiante. Et cela sera comme ça, jusuq’à la fin.

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And we don’t care about the young folks

En attendant la venue de Marjorie (jeudi), et de Cha (vendredi),
Petit souvenir de Paris, il y’a un an, photos prise dans le train.
En image et en musique…

 

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Young Folks~Peter Bjorn and John

 

If I told you things I did before
Told you how I used to be
Would you go along with someone like me
If you knew my story word for word
Had all of my history
Would you go along with someone like me

I did before and had my share
It didn’t lead nowhere
I would go along with someone like you
It doesn’t matter what you did
Who you were hanging with
We could stick around and see this night trough

And we don’t care about the young folks
Talkin’ ’bout the young style
And we don’t care about the old folks
Talkin’ ’bout the old style too
And we don’t care about their own faults
Talkin’ ’bout our own style
All we care ’bout is talking
Talking only me and you

Usually when things has gone this far
People tend to disappear
No one will surprise me unless you do

I can tell there’s something goin’ on
Hours seems to disappear
Everyone is leaving I’m still with you

It doesn’t matter what we do
Where we are going too
We can stick around and see this night trough

And we don’t care about the young folks
Talkin’ ’bout the young style
And we don’t care about the old folks
Talkin’ ’bout the old style too
And we don’t care about their own faults
Talkin’ ’bout our own style
All we care ’bout is talking
Talking only me and you

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Wake up, it’s time…

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Wake up and smell the coffee – The Cranberries

I, I went to hell
I might as well
Learn by my mistakes

I at twenty-four
Was insecure
To whatever it takes

Come on now
Wake up, wake up, wake up, wake up
Shut up, shut up, shut up, shut up
It’s time, smell the coffee, the coffee
Wake up, wake up, wake up, wake up
Shut up, shut up, shut up, shut up
This time smell the coffee, the coffee

She’s only got one reason to live
Isn’t your life?
She’s only got one reason to give
Giving tonight

She’s so bored
Just I’ll
Do anything
She’s so cored
Just I’ll
Lose everything, everyday

Come on now
Wake up, wake up, wake up, wake up
Shut up, shut up, shut up, shut up
It’s time, smell the coffee, the coffee
Wake up, wake up, wake up, wake up
Shut up, shut up, shut up, shut up
It’s time, smell the coffee, the coffee

She’s only got one reason to live
Isn’t your life?
She’s only got one reason to give
Giving tonight

She’s so bored
Just I’ll
Do anything
She’s so cored
Just I’ll
Lose everything

She’s so bored
Just I’ll
Do anything
She’s so cored
Just I’ll
Lose everything, everyday

1 In En paroles et en poèmes

Qu’elleS pleurENT, tu t’en fiche pas mal, mais rassures toi, on peut pas tomber plus bas…

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Honneur à Julie F., pour les jeudis soirs à l’Internat, quand elle s’asseyait sur sa valise remplie de vêtements pour pouvoir la fermer, et qu’elle chantait à tue~tête cette chanson, et qu’on disait nous aussi, que tout ça c’est la vie, pas le paradis.

Rodéo ~Zazie

T’es tombé dans l’piège
Cowboy, par le siège,
T’as misé sur le mauvais cheval
C’est ton premier cri
Et tout le monde applaudit
Ça fait
plaisir, mais ça fait mal
Tu tombes sur maman
Tu te dis finalement
Que t’aurais pu
tomber plus mal
Jusque-là, ça va
Mais cowboy, n’oublie pas
Qu’il est à
bascule, ton cheval
C’est du…

Rodéo
C’est la vie, pas le paradis
Rodéo
C’est la vie,
pas le paradis

D’abord à 4 pattes
Tu tombes, tu t’rattrapes
Et puis l’ école, on peut pas dire qu’ça t’emballe
Du coup, tu
traines dehors
Cowboy, t’es le plus
fort
Pour la
défonce et la cavale
Tu laisses ta
famille
Et tu tombes les
filles,
Qu’elle pleure, tu t’en fiches pas mal
Une nuit, une heure,
Une
seconde de bonheur,
Comme toutes ces
pilules que t’avales
Comme au…

Rodéo
C’est la vie, pas le paradis
Rodéo
C’est la vie,
pas le paradis

T’es tombé dans l’ piège,
Le nez dans la
neige,
En route vers le paradis
Tu parles d’un
héros,
Fauché en plein galop
Et dire que tout le monde applaudit
Tu tombes, tu te relèves
Jusqu’au jour où tu
crèves
Tout ça pour tomber
dans l’oubli
C’est fini, cowboy, fini, mais rassure-toi
On peut pas
tomber plus bas

Rodéo
Rodéo

0 In En paroles et en poèmes

It’s so quiet

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It’s So Quiet- Bjork

Shhhh, Shhhh
It’s, oh, so quiet
It’s, oh, so still
You’re all alone
And so peaceful until…

You fall in love
Zing boom
The sky up above
Zing boom
Is caving in
Wow bam
You’ve never been so nuts about a guy
You wanna laugh you wanna cry
You cross your heart and hope to die
‘Til it’s over and then

Shhh, Shhh
It’s nice and quiet
Shhh, Shhh
But soon again
Shhh, Shhh
Starts another big riot

You blow a fuse, zing boom
The devil cuts loose, zing boom
So what’s the use, wow bam
Of falling in love

It’s, oh, so quiet
It’s, oh, so still
You’re all alone
And so peaceful until…

You ring the bell, bim bam
You shout and you yell, hi ho ho
You broke the spell
Gee, this is swell you almost have a fit
This guy is « gorge » and I got hit
There’s no mistake this is it

‘Til it’s over and then
It’s nice and quiet
Shhh, Shhh
But soon again
Shhh, Shhh
Starts another big riot

You blow a fuse
Zing boom
The devil cuts loose
Zing boom
What’s the use
Wow bam
Of falling in love

The sky caves in
The devil cuts loose
You blow blow blow blow blow your fuse
When you’ve fallen in love
Ssshhhhhh…

Pix de: Elo


*A Partir d’aujourd’hui, vous retrouverez les lecteurs exportables sur toute la catégorie En paroles et en poèmes. Comme ce nouveau procédé est rétroactif, vous pouvez revoir tous les anciens articles de cette catégorie en paroles… Et en musique (Quand c’est possible de trouver la musique! Autant te dire, Anne G.; que le nouvel album de Saez se paie le luxe d’être introuvable sur Deezer). Vous avez le son et les mots pour le dire, chantez maintenant!

*A day in the Life of Garance Dore.  Style.com a recueilli la journée type de l’Illustratrice en pleine fashion Week Parisienne. Le blog de Garance.

*Défilé virtuel avec Shalom Harlow, Victor&Rolf



Hey les Filles,

Qui est partante pour une soirée au Bungalow8 le jeudi 16 Octobre?

 

0 In En paroles et en poèmes

Je vais comme une pierre lancée au milieu des buildings

Pour Anne G.
Comme promis, du Saez, (Ô, Lui!) nouvel album…

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Le Cavalier sans Tête – Saez

Je vais comme une pierre lancée
Au milieu des buildings
Je traverse la plaine comme un souffle sans bruit
Je vais comme une flamme sous la neige brûlante
Que nul ne peut éteindre

On ne m’a donné ni arme ni larmes à mes yeux
Que ce cheval d’acier noir et ce corps sans visage
J’ai l’âme de l’enfant et la mémoire du vieux
L’éternité, c’est long quand on marche sans cœur

Je suis le cavalier sans tête
Et je cherche un amour
Au travers des tempêtes
Moi, je cherche le jour
Moi, je cherche la flamme
Qui viendra m’éclairer
L’âme

Du haut de ma monture, sur des escaliers de brumes
J’entends le cri des hommes qui ont perdu l’amour
Alors, j’envie soudain ceux qui ont larme à l’oeil
Qui pleurent l’océan à se noyer dedans

Celui qui m’a fait, voulant faire de moi l‘immortel
Invincible, il a fait l’armure mais il a oublié le cœur
Puisqu’on a fait mon âme dans un acier linceul
C’est de l’humain tout entier dont moi je porte le deuil

Au hasard des cités, ami, parfois je rêve
De croiser sur la route une femme à deux coeurs
Qui juste par amour partagerait son être
Mettre un peu de mortel à ma triste éternelle

Je suis le cavalier sans tête
Et je cherche un amour
Au travers des tempêtes
Moi, je cherche le jour
Moi, je cherche la flamme
Qui viendra m’éclairer
L’âme.

1 In En paroles et en poèmes

Un certain jour de soldes… Un certain jour du Chat noir

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… Un certain jour, comme dirait Marjorie.

Merci mademoiselle, pour cette après-midi, passée en ta compagnie, et bonne chance pour la Fac, pour ton appart,  pour Amiens, pour la vie…
Un certain jour à parler du « Vivant », de Baudelaire (Baudelaire, ma Mouette, ma princesse, je pense à toi…), dans la file d’attente de Naf~Naf pour acheter ta robe rose. Un achat, une futilité, et y mêler les vers. Et les deux poufs de derrière qui n’y comprennent rien.  Lis Rimbaud, tu verras, j’aime tellement son audace!

Le Chat- Baudelaire

Dans ma cervelle se promène
Ainsi qu’en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l’entend à peine,

Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s’apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C’est là son charme et son secret.

Cette voix, qui perle et qui filtre
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.

Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n’a pas besoin de mots.

Non, il n’est pas d’archet qui morde
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,

Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu’harmonieux !

Pour finir, des pix de June en robe de mariée, dans un corset peint à la main, pour un autre défilé. Voilà qui devrait plaire à la Elise qui semblait apprécier sur mon ancien blog.

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2 In En paroles et en poèmes

The Virgin Suicides

Mon film préféré.
Extraits choisis du roman de Jeffrey Eugenides éponyme.


 

 

http://www.dailymotion.com/swf/x8biv3_bande-annonce-virgin-suicides_shortfilms&colors=background:2543E8;glow:48D3E8;special:7EA3D9;&related=1

Bande annonce virgin suicides
envoyé par EludoSRegardez des web séries et des films.

The_Virgin_Suicides

 

http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=3062&colorBackground=0x525252&textColor1=0xFFFFFF&colorVolume=0x39D1FD&autoplay=0


Il n’aurait pas pu dire qu’elle était belle parce que tout ce qu’il pouvait voir c’était ses yeux. Le reste de son visage – les lèvres pulpeuses, le duvet blond des joues, le nez avec ses narines translucides rose bonbon – s’imprimait vaguement dans sa conscience tandis que les deux yeux bleus le soulevaient sur une vague et le maintenaient suspendu. « Elle était le point fixe du monde en rotation », nous dit-il.

 

*

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*

 

« Chaque seconde est éternelle », nous dit Trip, nous décrivant comment, alors qu’il prenait place à une table, la fille qui était devant lui, sans raison apparente, s’était tournée pour le regarder.

 

*

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*

 

Le docteur Armonson sutura ses poignets. Cinq minutes après le début après le début de la transfusion

il la déclara hors de danger. En lui prenant le menton il dit : « Qu’est-ce que tu fais là ma petite ? Tu n’as même pas l’âge de savoir à quel point la vie peut devenir moche. »

 

Et c’est alors que Cecilia délivra oralement ce qui devait être la seule forme que prendrait son ultime message, inutile d’ailleurs, puisqu’elle allait vivre :

 

« On voit bien, docteur, dit-elle, que vous n’avez jamais été une fille de treize ans. »

 

*

 

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*

 

Le journal est un document inhabituel sur l’adolescence en ce qu’il dépeint rarement l’émergence d’un ego informe.

 

*

 

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*

 

Et ainsi nous entrâmes dans leurs vies, en vînmes à avoir des souvenirs collectifs de périodes que nous n’avions pas vécues, abritâmes des images personnelles de Lux se penchant par-dessus le bord du bateau.

 

Nous fîmes connaissance avec des ciels que les filles avaient regardés quand elles campaient des années auparavant, et l’ennui d’étés passés à traîner du jardin du devant à celui de derrière et retour.

 

*

 

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*

 

Nous ne pûmes jamais comprendre pourquoi les filles accordaient tant d’importance à la maturité, ou pourquoi elles se sentaient obligées de se faire des compliments, mais parfois, après que l’un de nous avait lu un long passage du journal, nous devions réfréner l’envie de nous serrer dans les bras les uns des autres ou de nous dire combien nous étions jolis. Nous ressentions la sensation d’être en prison qu’éprouve toute fille, comment on finissait par savoir quelles couleurs allaient ensemble. Nous savions que les filles étaient nos jumelles, que nous existions tous dans l’espace comme des animaux qui avaient la même peau, et qu’elles savaient tout de nous alors que nous étions incapables de percer leur mystère.

 

 

 

Nous savions, enfin, que les filles étaient en réalité des femmes déguisées, qu’elles comprenaient l’amour et même la mort, et que notre boulot se bornait à créer le bruit qui semblait tant les fasciner.

 

*

 

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*

 

Ils ne dirent rien, et nos parents ne dirent rien, de sorte que nous sentions à quel point ils étaient vieux, à quel point ils étaient habitués aux traumatismes, aux dépressions, aux guerres. Nous prîmes conscience que la version du monde qu’ils nous donnaient n’était pas le monde auquel ils croyaient vraiment, et qu’en dépit de toute la peine qu’ils prenaient à traquer les mauvaises herbes, ils n’avaient rien à foutre de leurs pelouses.

 

*

 

« Et les insectes ne sont que des homards qui ont appris à voler. »

 

*

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*

 

Elles étaient comme Enée qui était allé aux Enfers, avait vu les morts, et était revenu, pleurant intérieurement.

 

Qui savait ce qu’elles pensaient ou ressentaient ?

 

*

 

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*

 

Mais elles s’éloignaient de nous, des autres filles, de leur père, et nous les apercevions, debout dans la cour sous la pluie, partageant un beignet, regardant le ciel, se laissant lentement tremper.

 

*

 

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Quand Lux sortit des toilettes des filles, Trip Fontaine la vit avec une concentration si aiguë qu’il cessa d’exister. Le monde à cet instant ne contenait que Lux. Elle était entourée d’une aura floue, miroitement qu’on eût dit provoqué par la fission d’atomes.

 

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La lumière à l’intérieur de la maison nous rendait invisibles, et nous nous tenions à quelques centimètres de la fenêtre sans être vus, comme si nous regardions Lux depuis un autre niveau d’existence.

 

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Elles s’étaient tuées parce qu’elles avaient échoué à trouver un amour qu’aucun de nous ne pouvait être.

 

*

 

A la fin, leur âge, ou le fait même qu’elles soient des filles, n’importait pas, mais seulement que nous les avions aimées, et qu’elles ne nous avaient pas entendu les appeler , qu’elles ne nous entendent toujours pas, ici dans notre cabane dans l’arbre, avec nos crânes dégarnis et nos ventres mous, tandis que les appelons à sortir de ces pièces où elles sont entrées afin d’être éternellement seules, seules dans le suicide, qui est plus profond que la mort, et où nous ne trouverons jamais les éléments pour les reconstituer.

 

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